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Trois ans de NEPAD
Les érudits et analystes vont bientôt trouver difficile sinon impossible de retracer, de recouper et d’examiner les projets continentaux du Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique (NEPAD). Déjà, le Secrétariat est submergé par le défi de suivre et de gérer les premiers chiffres des US$ 5 milliards en projets Provenant des investisseurs internationaux et inter continentaux qui ont répondus avec enthousiasme aux initiatives de programme de l’Union Africaine de NEPAD. Selon le professeur Wiseman Nkulhu, le président du Secrétariat du NEPAD, le secrétariat a élaboré une liste de projets à court terme, mais il n’a pas encore fourni des détails plus compréhensifs pour des projets en cours de réalisation alors que d’autres sont encore au stade de plannification. Le Secrétariat a ouvertement admis que certains travaux liés à la structure de NEPAD sont executés indépendament au niveau du continent par le secteur privé qui établi de nouvelles entreprises commerciales qui ne sont pas encore enregistrées. Nkuhlu a notamment souligné que l’énergie, les télécommunications, les projets pharmaceutiques et de développement régional sont une indication des priorités émerg e n t e s . Parmi les projets prioritaires mentionnés par Nkuhlu figure le Corridor Energétique de l’Ouest qui permettra le transport de l’énergie dépuis le projet hydro-électrique des chutes d’Inga en République Démocratique du Congo vers l’Angola, le Botswana, la Namibie et l’Afrique du Sud. Les propositions pour le projet hydroélectrique des chutes d’Inga existent dépuis 20 ans, mais le NEPAD a fourni un cadre de collaboration parmi les états africains. Les plans sont maintenant en cours et il est attendu que le projet renforcera le flot d’électricité dans la région avant que la demande en ravitaillement d’électricité actuelle ne devienne critique en 2007. Un autre projet est celui du Projet d’Electricité de Mepanda Uncua pour le développement en aval du barrage de Cahora Bassa au Mozambique. Cela signifie que vers 2010, la SADC pourra au moins poursuivre les Objectifs du Plan d’Action de Johannesburg qui est un résultat du Sommet Mondiale du Développement Durable. La région pourra utiliser des moyens qui sont salubres et qui respectent la protection de l’environnement pour la production de l’électricité ainsi que la réduction de la pauvreté grace à l’augmentation des millions des menages pauvres ayant accès à l ’ é n e rgie. Bien que la possibilité de financement de ces projets par la Banque mondiale existe, il a été proposé un Fonds Africain pour l’Energie qui pourrait aussi contribuer au financement. Le premier objectif de ce Fonds pour l’Energie serait de développer des relations entre les résaux électriques des pays africains. Il y a aussi un projet de cable marin en fibre optique pour le renforcement des liens de télécommunications et un projet littoral - a – littoral bati autour d’un noyau de parcs transfrontaliers. Plusieurs pays suivent l’example du Mozambique, l’Afrique du Sud et le Zimbabwé en développant des parcs nationaux transfrontaliers. Un projet similaire est en cours en l’Angola, au Botswana, en Namibie et en Zambie le long de leur frontière commune. Nkuhlu a indiqué qu’il y a aussi une proposition selon laquelle l’expansion de l’Initiative de Développement Spatiale Touristique Internationale du Haut Zambèze/Okavango créerait 15 stations touristiques de US$ 100 millions chacune vers l’an 2010. Toutefois, le flot du tourisme en Afrique a été retardé par le fait que pendant plus de 70 ans, les companies aériennes européennes, asiatiques et de l’Ouest dominaient l’espace aérien africain. Le ministre des transports de l’Afrique du Sud Jeff Radebe a dit que le continent a entrepris des changements et a coupé le cordon rouge en vue de décongestionner la bureaucratie pour permettre la bonne marche des affaires entre voisins. “Elles (les companies aériennes européennes) ont accumulé des profits massifs, et récemment, nous voyons un nombre croissant de companies privées pénétrant l’industrie aérienne et profitant du vide qui existe dans la couverture de certaines voies aériennes qui n’étaient pas bien déservies” a t il souligné. L¡¯Union Africaine a ¨¦tabli une commission d¡¯aviation pour favoriser la collaboration entre les gouvernements afin qu¡¯ils ouvrent leurs espaces a¨¦riens et fassent la promotion de leurs lignes a¨¦riennes. ¡°Il n¡¯y a pas de doute qu¡¯il y a un immense financement africain capable de rendre ces companies aeriennes ¨¦conomiquement viables¡± a dit Radebe, ¡°en particulier maintenant que le continent a souscrit aux buts et objectifs du NEPAD sur le commerce intercontinental¡±. Une initiative pour d¨¦velopper et fournir les produits pharmaceutiques est aussi en cours comme composante de l¡¯initiative de transfert des produits pharmaceutiques et de technologie afin d¡¯am¨¦liorer l¡¯acc¨¨s du continent aux m¨¦dicaments essentiels ¨¤ des prix abordables pour le VIH et SIDA, la tuberculose et le paludisme. Selon le Conseil Sud Africain de Technologie et des Min¨¦rais (Mintek), les richesses et diverses resources en min¨¦rais d¡¯Afrique peuvent constituer la base d¡¯un d¨¦veloppement industriel. L¡¯Afrique d¨¦tient les plus grandes r¨¦serves du monde en platine (70 pourcent), diamant (52 pourcent), chrome (52 pourcent), cobalt (43 pourcent) aussi bien que le mangan¨¨se (38 pourcent). Comme continent, nous sommes en t¨ºte pour les r¨¦serves de phosphates (29 pourcent), l¡¯or (24 pourcent) et d¡¯uranium (17 pourcent) ainsi que 10 pourcent du p¨¦trole mondial. Ce qui reste au continent pour r¨¦aliser ses r¨ºves et ¨¦radiquer la pauvret¨¦ c¡¯est de rechercher des investissements ¨¦trangers qui devraient ¨ºtre li¨¦s ¨¤ la participation indig¨¨ne dans les enterprises mini¨¨res. Il faudrait qu¡¯il y ait des changements importants dans le syst¨¨me de propri¨¦t¨¦ des resources naturelles et un flux consid¨¦rable de financement locale en vue d¡¯am¨¦liorer la capacit¨¦ de gestion des mines. Toutefois, une ¨¦valuation de quelques enterprises sud africaines au niveau du continent a rev¨¦l¨¦ soit qu¡¯elles ont fait faillite ou bien elles n¡¯atteignaient pas les objectifs envisag¨¦s. Cela provient du fait que certains objectifs du NEPAD en vue de r¨¦duire les foss¨¦s pour harmoniser la legislation des affaires, les r¨¦glementations de douanes et les taxes au niveau du continent restent insuffisantes.
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SADC Today, Décembre 2004
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