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SADC Today, Vol. 7 No.2 Juin 2004
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Les stratégies de l’Afrique pour la préservation de la faune sont impressionnantes, déclare l’annuaire GEO
par Leonissah Munjoma   English | Portuguese

Le record de préservation de la faune en Afrique est impressionnant malgré les difficultés du continent découlant d’une pauvreté extrême, d’un approvisionnement en eau difficile et rare, et de la dégradation du sol.

L’Annuaire 2003 sur la Perspective Environnementale Globale (Annuaire GEO 2003), explique que le continent s’est surpassé dans le domaine de préservation de la faune avec un nombre accru de zones protégées établies aux niveaux national et régional. Le continent a également démontré son engagement à plusieurs accords internationaux.

L’Afrique a été identifiée comme l’une des régions faisant de sérieux efforts pour adresser la dégradation environnementale. Certaines des difficultés principales remarquées pendant l’année 2003 incluent la pauvreté, les conflits armés, les problèmes de l’eau et la famine. “Ces changements négatifs, cependant, ont été tempérés par le record impressionnant de préservation de la faune en Afrique, y compris un réseau bien établi des zones protégées et l’engagement de la région aux accords environnementaux multilatéraux,” poursuit l’Annuaire GEO 2003.

L’Annuaire GEO 2003 est le premier des séries annuelles des rapports du Programme de l’ONU sur l’Environnement (UNEP). La décision d’avoir des rapports GEO annuels a été prise l’année dernière, lors de la 22 ième session du Conseil de Gouvernement de l’ONU/ Forum Ministériel sur l’Environnement Global.

“L’engagement de l’Afrique pour la préservation de la biodiversité a été renforcer par la Mise en Vigueur de la Loi sur la Forêt en Afrique et la Déclaration sur la Gouvernance Ministérielle d’octobre 2003, qui reconnaît que la biodiversité des écosystèmes de la forêt africaine est essentielle à l’existence des peuples africains, “explique l’annuaire.

Il y a quelque temps, l’Afrique faisait la une pour les abus supposés sur la faune. En 1989, la communauté internationale, au moyen de la Convention sur le Commerces International des Espèces en Voie d’Extinction (CITES) a banni la vente de l’ivoire en raison de l’inquiétude croissante sur le sort de la population éléphantine.

Pendant l’année de révision, l’annuaire note que les problèmes de l’eau étaient une priorité en Afrique. Les gouvernements de la région et leurs partenaires, ont participé à plusieurs événements sur la question, y compris la Mise en Oeuvre Panafricaine et la Conférence de Partenariat sur l’Eau, réunie en décembre 2003 à Addis Ababa. L’un des ses objectifs était d’explorer des moyens d’atteindre les cibles internationalement approuvées sur l’eau et la santé publique.

Les Objectifs de Développement du Millénaire (ODM) stipulent que le monde devrait réduire de moitié le nombre de personne n’ayant pas accès à de l’eau propre et à la santé publique d’ici l’année 2015.

Pour que l’Afrique atteigne ce but, il faut garantir un accès amélioré à l’eau saine pour une population de 405 millions de personnes et améliorer la santé publique pour 247 millions.

Compilé avec l’assistance des centres collaborateurs de divers parties du monde, le rapport contient quatre sections. La première section fournit une vue d’ensemble des questions environnementales majeures au niveau global et régional et les développements qui ont façonné les décisions et actions politiques durant l’année.

Ceci est suivi par un sujet focus sur l’eau douce et son rôle critique dans la réalisation de plusieurs buts et cibles de développements internationalement approuvés. Le rapport note que l’eau est essentielle à la réduction de la pauvreté, la consommation, la production, la santé publique, les habitations et la biodiversité. Il souligne également l’importance d’eaux transfrontalières en termes de gouvernance et durabilité.

L’Afrique Australe partage 15 bassins riverains et cela rend la question du partage des ressources en eau douce encore plus cruciale pour garantir une gestion compréhensive de ressource.

La troisième section souligne les d i fficultés émergentes - de nouveaux résultats présentant les progrès scientifiques effectués en 2003 pouvant aider la société à reconnaître et mieux comprendre les questions environnementales émergentes pour assister les décideurs dans la formulation de réponses adéquates. Deux nouveaux résultats majeurs ont été soulignés, le cycle de l’azote et l’abus de pêche marine.

Les recherches scientifiques en 2003 ont trouvé que l’activité humaine “altère radicalement le cycle mondial de l’azote à travers la production d’aliment et d’énergie.” Sans être trop spécifique sur les régions, le rapport note que certaines régions sont négativement affectées tandis que l’impact dans d’autres parties du monde est positive.

“Les problèmes liés à l’azote existent partout dans le monde mais la nature du problème varie. Il y a trop d’azote dans certaines régions, tandis que d’autres en ont trop peu pour satisfaire aux besoins humains,” explique l’annuaire. Sur l’abus de pêche, le rapport informe que les trois-quarts des réserves mondiales de pêches sont surexploitées, menaçant ainsi les ressources disponibles pour les générations futures.

La dernière section fournit des indicateurs GEO soulignant certains des problèmes et tendances environnementaux cruciaux au niveau global et régional qui ont été identifiés dans les rapports GEO.

Le Centre de Ressource Musokotwane pour l’Environnement en Afrique Australe (IMERCSA) du Centre de Documentation et de Recherche de l’Afrique Australe (SARDC) était le partenaire collaborateur dans la compilation du contenu africain de l’annuaire GEO 2003.

Le défi en suspens est la dissémination du rapport surtout en Afrique. Cela assisterait dans la publication des résultats et fournirait également les meilleures pratiques aux dépositaires de la région.


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SADC Today, Juin 2004
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