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Le Sommet Economique met en avant les changements positifs
de l’Afrique - Par Munetsi Madakufamba
Le Forum Economique Global (WEF) du Sommet Economique de l’Afrique, tenu au début du mois de juin à Maputo, la capitale mozambicaine, s’est vivement prononcé contre les images périodiquement négatives de l’Afrique, en faisant remarquer qu’il y a de nombreux changements positifs qui sont souvent ignorés. Le sommet, qui a rassemblé des dirigeants de la politique, du commerce et de la société civile, a compris que bien que des erreurs aient été commises dans le passé, beaucoup a été accompli pour créer un environnement favorable à l’investissement étranger. Utilisant un exemple des remarques du président sud-africain Thabo Mbeki exprimées durant l’une des sessions du sommet, l’hôte, président Joaquim Chissano a indiqué que les journalistes ont uniquement fait leurs reportages lorsque les départ de la compagnie aérienne sud-africaine étaient retardés. “Veuillez faire vos reportages lorsque nous commençons à partir à l’heure”, a déclaré Chissano en soulignant “ Voyageons ensemble et arrivons à notre destination à l’heure. La destination d’aujourdhui est: Objectifs de Développment du Millénaire, la défaite de la pauvreté absolue et le début d’un développement durable pour tous. Le Sommet Economique de l’Afrique est un évènement annuel de l’organisation WEF basée en Suisse. Le sommet de Maputo s’est concentré sur le rôle et la contribution du commerce dans le secteur du développement, a souligné les meilleures pratiques et a provoqué une action concertée parmi les dépositaires. Thulani Gcabashe, le Chef de l’Executif de la compagnie d’électricité sud africaine, Eskom, a invité les dépositaires à aligner et intégrer leurs actions et à découvrir leurs synergies. Par exemple, il a déclaré que le secteur privé n’est pas conscient de ce que fait le Nouveau Partenariat pour l’Afrique (NEPAD) dans les projets d’infrastructure à court terme. Il a informé que 20 projets NEPAD sont en attente de la phase de développement et de mise en oeuvre, cinq d’entre eux dans le secteur de l’énergie. Le plus important et plus ambitieux est le projet du Corridor Ouest, qui projette de développer l’énergie hydraulique à Inga III en République Démocratique du Congo et donc d’approvisionner plusieurs pays de la SADC. Le secrétariat du NEPAD a été mis au défi de garantir un meilleur flot d’information afin que les entreprises soient conscientes de telles opportunités. Levy Mwanawasa, président de la Zambie a expliqué que les gouvernements ont la responsabilité de garantir un développement équitable et qu’à ce titre, les entreprises devraient obtenir des lignes directrices des lieux propices à l’investissement dans un pays. Il a dit qu’il est également important de contrôler la migration urbaine à partir des zones sous-développées. Pareillement à d’autres nations africaines, le président Mwanawasa a dit, la Zambie encourage l’investissement étranger direct, mais exige que les investisseurs soient en co-entreprise avec des partenaires locaux. Il a argumenté sur la nécessité de cette phase afin que la population locale puisse également posséder les instruments de développement et que la sauvegarde de l’investissement soit garantie en cas de départ des investisseurs. Hilde F. Johnson, Ministre du Développement International en Norvège, a demandé un programme de réforme global, qui dit-elle est une condition préalable essentielle pour le succès de l’Afrique. Elle a ajouté que la gageure d’attirer des investissements dans le continent est démontrée par le fait que la part de l’Afrique sur les investissements étrangers directs est seulement de 2 à 3 pour cents. L’Afrique a un grand retard sur l’avancement vers les Objectifs de Développement du Millénaire, et les bailleurs de fonds et investisseurs ont eu des expériences mitigées sur le continent, a t-elle remarqué. S’il appartient à l’Afrique d’avoir une assistance meilleure et abondante, le continent et ses collaborateurs doivent améliorer la façon dont ils travaillent ensemble. Un obstacle majeur est la multiplicité de structures internationales pour les conditions de financement, commerce et documents de soumission. Des efforts pour harmoniser des conditions préalables progressent lentement. Johnson cite l’exemple de la Tanzanie où le ministre des finances s’est plaint, il y a quelques années d’avoir à lire 10 000 rapports et de rencontrer annuellement 2000 missions de bailleurs de fonds. Elle a critiqué ce qu’elle a qualifié de “cirque du bailleur de fonds” où l’intention de certains est de brandir leur drapeau et d’améliorer leur profil plutôt que de contribuer au progrès sur le terrain. L’objectif est d’obtenir un document de soumission unifié mais certains bailleurs de fonds “axés sur leur profil” résistent contre cette suggestion, s’est lamenté le ministre norvégien. En accord avec la tradition africaine, les participants de l’une des sessions sur la Direction Africaine de Demain, se sont rassemblés sous les branches étendues des figuiers de Maputo, pour mettre l’emphase sur le besoin d’investir des ressources pour développer la direction au niveau des communautés. Les participants ont pris note du fait que l’Afrique a ses propres valeurs – sagesse traditionelle, en particulier, qui mène au concensus. Ils ont convenus que de telles valeurs devraient être utilisées pour cultiver les dirigeants africains de demain. Le précédent Sommet Economique de l’Afrique a eu lieu en 2003, à Durban, Afrique du Sud.
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SADC Today, Août 2004
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