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SADC Today, Vol. 7 No.2 Juin 2004
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Le PRIDS: un conduit par lequel la SADC peut parvenir au NEPAD, aux objectifs ODMs

Lors de l’assemblée générale des Nations Unies en septembre 2000, la réunion des dirigeants mondiaux souligne, à travers les Objectifs de Développement pour le Millénaire (ODMs), le défi multi-dimensionel de la pauvreté et a convenu d’une série d’objectifs de développement à durée déterminée.

Au niveau continental, l’Union Africaine a englobé les ODMs dans le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), un programme économique considérant l’Afrique comme joueur global clé.

S’alignant sur les initiatives globales et continentales, la SADC a répondu avec le Plan Régional Indicateur pour le Développement Stratégique (PRIDS), qui est un schéma directeur d’une durée de 15 ans dont la mise en oeuvre est exécutée en trois phases annuelles. Approuvé par les dirigeants de la SADC lors du Sommet d’août 2003 à Dar es Salaam, la gageure réside dans l’acceptation du schéma directeur au niveau national.

La structure institutionnelle est telle que le Comité Intégré des Ministres de la SADC fournit la direction politique et supervise la mise en oeuvre générale, tandis que le Secrétariat a la responsabilité primaire de coordonner les affaires opérationelles. Etant donné que les difficultés de développement à aborder se trouve au sein des états membres, la responsabilité d’opérationaliser le PRIDS ne peut être retirée des gouvernements nationaux.

La Déclaration de Windhoek et le Traité de 1992 renforce le schéma directeur, en faisant appel à tous les “pays et peuples de l’Afrique Australe pour développer la vision d’un futur partagé, un futur au sein d’une communauté régionale.”

Le document du PRIDS note que la vision partagée de la SADC est ancrée sur les valeurs et les principes communs et les affinités historiques et culturelles qui existent entre les peuples de l’Afrique Australe.”

La coopération et l’intégration régionales dans la SADC datent de la moitié des années 70, l’époque des Etats de la Ligne de Fronts (Frontline States), dont l’objectif principal était de coordonner les efforts, les ressources et les stratégies des mouvements nationaux de libération pendant leur lutte contre le colonialisme et l’apartheid.

Avec l’Afrique du Sud de l’apartheid déstabilisant de plus en plus les nations à gouvernement majoritaire, politiquement et économiquement, en 1979 à Arusha, une conférence régionale ministérielle a convenu d’une stratégie pour la formation de la Conférence de Coordination pour le Développement de l’Afrique Australe (SADCC).

SADCC a été officiellement lancé en avril 1980 à Lusaka lors d’un sommet des neuf états de l’époque à gouvernement majoritaire (Angola, Botswana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Swaziland, Tanzanie , Zambie et Zimbabwe).

Opérant en tant qu’organisation de coopération fonctionnelle souple, dont le but principal était de réduire l’indépendence économique sur l’Afrique du Sud de l’apartheid, la SADCC a élaboré un programme d’action qui couvre les zones clées du Transport et des Communications, l’Alimentation et l’Agriculture, l’Industrie, le Développement de la Main d’Oeuvre et de l’Energie.

A travers une structure décentralisée destinée à renforcer l’appropriation, le programme d’action était mis en place par les secteurs de coordination des états membres. Ces secteurs ont eut plus d’adhésion, et de nouveaux défis se sont présentés.

Simultanément, au début des années 90, d’importants développements prenaient place au niveaux global et continental. En particulier, l’acquisition de l’indépendence par la Namibie en 1990, signalant la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, symbolisée surtout par la mise en liberté de Nelson Mandela durant la même année – menant ainsi aux premières élections multi-raciales de 1994.

Il y avait également une plus forte poussée globale vers des groupes d’intégration régionale tandis que les nations cherchaient à bénéficier d’économies d’importance présentées par des marchés plus vastes. En 1991, l’Organisation de l’Union Africaine a signé un Traité d’Abuja établissant la Communauté Economique Africaine. En faisant fond sur la vision du Plan d’Action de Lagos de 1980, des communautés économiques régionales telles que la SADC et la Communauté Economique des Etats Africains de l’Ouest, composantes de la communauté continentale ont émergé du Traité d’Abuja.

Ainsi le Sommet de 1992 à Windhoek, où fut signé le Traité transformant la SADCC, la “conférence de coordination” en SADC, la”communauté”, était entre autre une réponse aux défis régionaux et aux tendances internationales. Par le Traité, la SADC redéfinit la base de coopération, en changeant d’une association peu rigoureuse à une organisation à contrat légal.

Au cours des années, l’adhésion à la SADC a augmenté au chiffre courant de 14 pays, avec la Namibie, adhérant en 1990, l’Afrique du Sud en 1994, l’Ile Maurice en 1995 et la République Démocratique du Congo (RDC) puis les Seychelles en 1997. En 2000, les secteurs avaient augmenté à 21, soutenus par plus de 20 protocoles de secteur, chartes et déclarations.

Avec ces développements, certaines contraintes ont émergé allant d’un manque de réformes institutionnelles pour s’aligner à la transformation de la SADCC à SADC, l’absence de synergie entre les objectifs du Traité de Windhoek d’une part et le programme d’action existant et la structure institutionnelle d’autre part, au manque de mécanisme pour la traduction d’engagements politiques en action concrète.

En réponse en mars 2001 à Windhoek, un Sommet Extra Ordinaire a approuvé la restructuration de la SADC, qui a depuis vue le regroupement des 21 secteurs précédemment coordonnés par les états membres en quatres conseils d’administration qui sont maintenant gérés centralement par le Secrétariat à Gaborone.

Le même sommet a chargé le Secrétariat de formuler le PRIDS pour fournir une direction et une structure pour les programmes et politiques, à long terme. Le document final a été officiellement lancé par Président Benjamin Mkapa, Président de la SADC, en mars 2004 à Arusha, Tanzanie durant le Conseil des Ministres.

Dans son prologue au document PRIDS, Président Mkapa remarque les difficultés auxquelles la région est confrontée, en disant: “Réduction de la pauvreté dans toutes ses dimensions - y compris la malnutrition, les niveaux élevés de décès infantile et du nourrisson, l’analphabétisme, les eaux sales et la mauvaise hygiène publique – doit recevoir la priorité qu’elle mérite. La pandémie du VIH et SIDA, et autres maladies contagieuses minent nos efforts de développement …Paix, sécurité et démocratie doivent être respectées et promues….”

Avec la SADC ayant adhéré aux programmes globaux et continentaux de développement, tels qu’exposés dans les structures de NEPAD et ODMs, il incombe maintenant aux états membres d’englober le PRIDS et de l’harmoniser aux plans nationaux de développement.


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SADC Today, Juin 2004
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