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SADC Today, Vol. 7 No.2 Juin 2004
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Nécessité de mécanismes institutionnels plus fermes pour la parité des sexes  -  par barbara Lopi

La SADC a été défié de renforcer les mécanismes institutionnels pour l’avancement des femmes en fournissant les ressources financières et humaines adéquates.

Le défi a été lancé par les délegués lors de la Réunion Sous-régionale de l’Afrique Australe pour la révision de la Décennie de Mise en oeuvre de la Plate-forme de Bejing pour Action (PFBA) tenue à Lusaka, Zambie, du 26 au 28 avril 2004. Le 29 avril, une réunion des Ministres pour la Problématique des Sexes ou les Affaires Féminines a sanctionné les résultats de la révision de la décennie.

Après la révision des 12 domaines critiques préoccupants décrits dans la PFBA en tant qu’obstacles à l’avancement des femmes et à la parité des sexes, l’assemblée a convenu que les machineries sur la parité des sexes dans la SADC sont financièrement, techniquement et politiquement faibles.

L’assemblée a cité l’incapacité de parvenir à la mise en oeuvre de politique, au manque de responsabilité, et contrôle et évaluation en tant que défi vers un mécanisme institutionnel renforcé pour la parité des sexes.

Dans ses résolutions, l’assemblée a remarqué que tandis que la région de la SADC a obtenu de bons résultats dans la mise en place de la PFBA, les questions importantes à la parité des sexes et à l’habilitation des femmes demeurent inchangées.

Le bureau de l’Afrique Australe de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) en collaboration avec la SADC a organisé la réunion comme faisant partie d’une évaluation mondiale d’ici 2005, année anniversaire de la Quatrième Conférence Mondiale sur les Femmes, tenue à Bejing Chine en 1995.

Les participants comprennent les représentants des machineries nationales pour la problématique des sexes et des experts dans les ministères de finance, planification, industrie, les affaires et le commerce, les affaires étrangères, la santé, l’agriculture des pays comme l’Angola, le Botswana, la République Démocratique du Congo, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, le Swaziland, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.

D’autres participants comprenaient des représentants d’organisations intergouvernementales dans la région de l’Afrique Australe et des ONG travaillant sur la problématique des sexes et l’habilitation des femmes.

L’assemblée a résolu que les mécanismes institutionnels établis sous formes de ministères, conseils d’administration, divisions, sections et unités pour coordonner la mise en oeuvre des questions de problématique des sexes doivent avoir des objectifs et des interventions stratégiques plus précises basées sur des résultats.

Les machineries institutionnelles sur la problématique des sexes aux niveaux national et régional de la SADC manquent de personnel, sont mal financées et la plupart n’ont pas de position stratégique au sein des structures gouvernementales. Ceci rend la coordination, le contrôle et l’évaluation des progrès difficiles dans l’intégration de la problématique des sexes dans d’autres ministères aux activités connexes.

L’assemblée a remarqué que seuls quelques experts dans les machineries nationales sur la problématique des sexes possèdent les compétences requises pour la problématique des sexes et la sensibilisation sur les instruments de parité des sexes pour mettre en place des politiques et assister à l’intégration de la problématique des sexes.

En termes de mécanismes sousrégionaux, l’assemblée note que l’unité de la SADC sur la parité des sexes est actuellement en manque de personnel avec des ressources financières limités.

Reconnaissant les difficultés pour assurer l’affermissement des politiques nationales et régionales existantes sur la parité des sexes, l’assemblée a demandé l’alignement de telles politiques à la Déclaration de la SADC sur la Problématique des Sexes et le Développement pour garantir le renforcement et la provision d’allocations budgétaires adéquates.

L’assemblée a de plus recommendé la rédaction d’un rapport annuel sur les accomplissements concernant la problématique des sexes par toutes les machineries nationales travaillant dans ce domaine. Les gouvernements devraient également établir des repères pour le contrôle de la mise en oeuvre des structures nationales, régionales et globales sur la problématique des sexes.

Le 25 avril, une session de travail pour les ONGs de la SADC sur la problématique des sexes et l’habilitation des femmes réunie pour affermir la contribution des ONGs, a présenté un communiqué qui parmi d’autres, a recommendé que les gouvernements “rétablissent les mécanismes institutionnels pour le progrès de l’égalité des sexes dans des locaux bien équipés et pourvus de personnel placés au niveau des ministères complets ou au bureau du président d’ici 2006.”

Les ONGs de la SADC oeuvrant sur la problématique des sexes, recommendent en plus qu’un pourcentage fixe d’allocations budgétaires nationales protégées et garanties par un acte de parlement soit fourni aux mécanismes institutionnels. Ils ont ajouté qu’à cet égard les progrès devrait être évalué lors de la réunion annuelle de la SADC pour les chefs d’états.

Le Centre de Documentation et de Recherche de l’Afrique Australe (SARDC), Femmes dans le Développement de la Sensibilisation en Afrique Australe (FDSAA) ont convenu d’une session de travail en collaboration avec le Conseil de Coordination des Organisations Non Gouvernementales (CCONG), l’organisme général des ONGs sur la problématique des sexes et orientées sur le développement en Zambie.

Rapport de la SADC sur la réunion de révision Beijing + 10
    La coordinatrice de la SADC sur la problématique des sexes, Christine Warioba, a présenté un rapport sur les progrès fait par la SADC 10 ans après le sanctionnement de la Plate-forme de Beijing pour Action. Elle a souligné que les accomplissements clés comprennent:
  • Rapport de la SADC sur la réunion de révision Beijing + 10
  • L’adoption d’une Politique et Structure Institutionnelle pour l’Intégration de la problématique des sexes et un Plan d’action sur la problématique des sexes dans la SADC par le Conseil des Ministres en 1997.
  • L’adoption, par les chefs d’Etats et de Gouvernement, de la Déclaration de la SADC sur la problématique des sexes et le Développement en 1997, et l’addendum sur la Prévention et l’Eradication de la Violence Contre les Femmes et les Enfants en 1998.
  • L’intégration de la problématique des sexes dans les politiques, programmes, projets et activités des quatres conseils d’administration.
  • Des programmes pour développer les compétences pour l’intégration de la problématique des sexes dans les politiques de la SADC, Programmes d’Action, projets et activités. La SADC a également mené une étude de vérification de la problématique des sexes du Programme d’Action de la SADC.
  • Le positionnement de l’Unité sur la Problématique des sexes dans le Département de Planification stratégique, Problématique des sexes et Harmonisation de Politique, à laquelle tous les Conseils d’Administration rendent compte.
  • La révision de la Structure Stratégique de la SADC sur le VIH et SIDA, et du Programme d’Action 2003 – 2007 en 2003 pour le rendre plus proactif sur la question des sexes.
  • Le contrôle de la Déclaration de la SADC sur la Question des Sexes et le Développement et son Addendum à travers les rapports soumis par les états membtres au Secrétariat.

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SADC Today, Juin 2004
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